Lundi 16 novembre 2009

Voilà!!! J'ai fait mon petit aller-retour à Berlin!!! XD

J'ai assisté à une série de conférences sur 6 jours dans la capitale allemande, autour de deux thèmes distincts (ou presque distincts): le premier étant Un Monde Sans Mur, et le second Diplomatie Cuturelle entre Union Européenne et Etats-Unis. De très nombreux intervenants nous ont fait l'honneur de donner leurs vues sur l'un ou l'autre de ces sujets, et parfois les deux. Des anciens chefs d'états ou de gouvernements, des ambassadeurs de diverses extractions (i.e. en office dans un autre pays, aux Nations Unies, à l'OTAN...), des penseurs et écrivains spécialistes des relations internationales, telles ont été les natures de ces personnalités.
Et même s'il est vrai que l'habit ne fait pas le moine, pas plus que le titre n'élève la capacité oratoire de son déclameur (quelques discours ont été plus lus que récités, et donc fort difficiles à écouter de par la monotonie du ton qui les accompagnait nécessairement), nous avons eu pour une bonne part droit à des speechs de grande envergure. Si vous avez le temps, je vous enjoints à jeter un rapide coup d'oeil à la page d'accueil de l'institut hôte de l'événement (ICD: Institute for Cultural Diplomacy) en cliquant sur ce lien. Vous pouvez d'ailleurs y voir un certain nombre de présentations qui ont été données durant la semaine (je vous conseil vivement de visioner celui du haut à droite, crise de rire garantie!!!).

Alors maintenant la question fatidique: que diable ressort-il de là? C'est bien beau de dépenser 400 euros la semaine (tout compris hein! N'abusons pas non plus!), encore faut-il que ça serve!

Tout commence, en réalité, avec la définition de diplomatie cuturelle. Pour ceux qui ne s'y connaissent pas trop en relations internationales, sachez qu'il existe un certain nombre de théories qui ont pour but d'expliquer le monde à leur manière. Comme je crois l'avoir déjà signifié dans mon précédent article, les réalistes par exemple se penchent plutôt sur les questions militaires et les problèmes de relations entre puissances, considérant que les états sont les principaux acteurs sur la scène internationale et que ceux-ci ont pour souci premier de se préserver eux-mêmes (survie). A l'inverse, la diplomatie culturelle fait appelle à une théorie tout opposée: le constructivisme. Cette théorie considère que ce qui compte le plus dans les relations entre individus (échelle micro) et entre grands ensembles de relations internationales (échelle macro - notez que l'on ne parle plus d'états) sont les idées, et ces idées sont construites socialement et politiquement. Pour un constructiviste, les idées façonnent le monde tel qu'il est, et si nous en sommes là où nous en sommes, c'est parce que nous ou ceux qui nous ont précédé l'ont bien voulu. Deux conclusions sont à tirer de ce constat: la première est que la nature humaine doit être bien médiocre, parce que le résultat n'est pas bien briant! La seconde en revanche, c'est que nous avons la capacité de changer les choses si nous le voulons suffisamment fort (les réalistes enlèvent cette possibilité aux acteurs, en clamant que c'est la structure du système et des considération inaliénables de survie qui chappent le monde, non pas des choix qui pourraient compromettre la sécurité de l'état, i.e. irrationnels d'un point de vue réaliste). Cette théorie a vu le jour au crépuscule de la Guerre Froide: les réalistes et autres libéraux ont été complètement dépassés par le chute de l'Union Soviétique (le comportement de Gorbatchev est allé à l'encontre de ces deux théories, et de ce fait a engendré une vague de réfutation du mouvement "positiviste" qu'elles incarnent).

Dans une perspective constructiviste donc, il est possible d'améliorer ou à tout le moins de changer le monde dans lequel nous vivons à notre image, par la mise en applications des idées qui dominent . La diplomatie culturelle agit dans ce contexte pour la promotion d'échanges d'idées et de vues sur le monde. Il ne s'agit plus de supposer les intentions ou les conceptions d'autres nations, mais de les vivre. Accentuer les échanges culturels, étudiants, politiques, économique, etc. entre pays et régions; en somme faire de notre monde un Monde Sans Mur! (la boucle est bouclée, je pourrais être scénariste de films américains! (vous avez remarqué vous aussi cette stupide et agaçante manie qu'ont les américains de retourner sur la même phrase encore et encore; exemple: A vient dérober un diamant à B - A et B sont tous deux des voleurs -, et s'accroche in extremis à l'arrière d'un train pour s'enfuire, puis déclame avec ironie quelque chose comme "je te l'emprunte... bien que je ne sois pas certain de te le rendre", et vers la fin du film B va reprendre le même diamant à A en lui sortant sa propre phrase! J'ai horreur de ça!!!!!!!!!!!!!!!!!!)).

Bien entendu, le fait que cette conférence ait été donné à l'occasion de la cébration des 20 ans de la chute du mur de Berlin n'est pas un hasard! ^^
La chute du mur, comme on nous l'a répété à maintes et maintes reprises durant cette semaine, est l'archétype de l'aboutissement d'un processus d'actions constructivistes mené à son terme avec succès: une majorité d'acteurs issus de la société civil à son origine, une aide nécessaire des pouvoirs publiques et gouvernements à l'intérieur de la zone concernée (ici les pays d'Europe de l'Est sous le joug communiste), un brin de chance, de l'audace, de la persévérance, et du temps! Ca en demande des ressources, pas vrai? Ouais, creuvant! Mieux vaut être égoïste et défenseur du status quo! Beaucoup plus facile! XD
Bref, la chute du mur de Berlin, tout impressionnant et spectaculaire que cet événement ait pu être, n'était en réalité que l'achèvement d'un long processus de mutations internes au bloc soviétique sur fond de rivalité Est-Ouest, passant par des étapes marquantes comme par exemple la dégradation du système de visas (ceux des habitants de l'Union Soviétique ne permettant à ces derniers que de voyager au sein de l'Union, et pas au-delà).

Entre les speechs décrivant les différents aspects de la diplomatie culturelle, ceux relatant la vision de différents pays sur la chute du communisme, et ceux évoquant les possibilités de développements futurs de la filière, j'ai eu droit à un solide premier regard sur le sujet. Mais je reste persuadé que l'essentiel tenait plutôt à notre propre groupe d'étudiants: environ 200 étudiants plus ou moins versés dans les relations internationales, répartis en groupes de 40, et tous nantis d'un CV international dont la liste de pays visités ferait pâlir une hôtesse de l'air! Je me suis sentis tout petit, mais l'expérience valait très certainement le détour (et pas seulement parce que j'ai été invité à séjourner en Syrie, Italie, Luxembourg, Turquie, West Virginia, New York, etc.). Tant de personnes qui ont vécu dans un nombre de pays incalculable, dont les connaissances dépassent l'entendement sur des sujets que l'on croyait connaître, et dont les questions posées lors de conférences comportent plus d'assertions que d'interrogations, ça enrichit incroyablement et ça pousse à se dépasser soi-même. C'est finalement sans doute ça l'esprit de la diplomatie culturelle! ^^

On a également eu droit, entre autre à un speech (lu) de... ~roulement de tambour~ SEGO!!!!!!!!!!!!!
La miss Poitou-Charente avait fait tout spécialement le déplacement jusqu'à Berlin (oooooh, fallait pas!) pour nous déblatérer un nombre impressionant de lieux communs sur le 9 novembre 1989 (du style: je sais ce qui c'est passé! Le mur est tombé! Et... c'est plutôt bien, non!?). Elle a fait un effort: elle a lu en anglais... sans doute en phonétique (ze pipeul of Djeurmanie choulde bi praoude of ouate hhave bine akomplicht)... avec les pages à trente centimètres de sa tête (j'ai fait un pari avec mes voisins sur le nombre de pages restantes avant la fin ô combien attendue du discours)... Vous connaissez l'expression "j'aurais mieux fait de rester chez moi"? Ouais? Ben elle aussi maintenant! XD
A ma gauche, en retrait par rapport à l'estrade, se trouvait le petit jeune diplômé de Science Po qui lui avait rédigé sa feuille de choux, lisant à voix basse la copie qu'il avait dans les mains au même rythme que sa patronne (seules les lèvres bougeait, on aurait dit un possédé! Très marrant à voir! ^^), et figurez-vous qu'à chaque moment "crucial" du discours, il rangeait prestement son potre-document sous le bras et applaudissait bruyamment pour enjoindre l'assistance à faire l'imiter! Et ça marchait! (on allait pas le laisser tout seul: les caméras étaient là...) Remarque, c'est probablement lui qui a empêché la moitié de l'assistance de sombrer dans un profond sommeil (l'anglais de Ségo a beau être risible, c'était un peu long pour quelque chose qui ne veut rien dire et qui fait plus reculer le Schmilblick que le faire avancer) y compris l'ambassadeur de Hongrie au Etats-Unis, un homme de 50 balais d'ordinaire vif et enthousiaste, le premier à prendre sa guitare pour nous jouer un morceau de rock 'n roll!
Si vous avez du temps à perdre et/ou une grosse envie de rire, sachez que le discours dont je parle est disponible au lien inséré en début d'article (tiens, je suis gentil, je vous le remets, hop).

Le congrès s'est conclu par la célébration de la chute du mur de Berlin! Certains d'entre vous l'ont peut-être vu à la télévision? Je dois dire en tout cas que j'ai été extrêment déçu du rendu! Cela aurait dû être la fête de la réconciliation dans le monde entier, que dis-je, l'apologie de la fraternité mondiale! Le résultat est un rendez-vous manqué avec l'Histoire... Organisation bancale, démonstration exempte de toute chaleur, symbole de la chute boîteux (le coup de la chute des dominos en trois fois au lieu d'une seule, c'est le pire qu'ils auraient pu faire), aucune activité annexe (des dominos, un ou deux speechs de trois minutes pièce, un pétard mouillé, un supo et au lit), feu d'artifice minable (ils mettent plus de moyens à Chaumont pour le 14 juillet j'en suis sûr)... Bref, pas grand monde sur place n'a compris si l'on était venu fêter 20 ans d'une victoire de la liberté sur l'oppression, ou si on avait fait le déplacement parce qu'il n'y avait rien de mieux à la télé ce soir-là, quitte à rester sous la pluie. La preuve: à la fin du pseudo feu d'artifice, et après que les gens aient eu le temps de comprendre que oui c'était déjà terminé, le publique s'est conduit comme une bande de consommateurs: pas d'accolade ni de bousculade, ni même de plansanteries à la forte odeur d'alcool; tout le monde est rentré sagement chez soi ou dans un lieu où ils pourraient achever la soirée de manière plus intéressante dans un relatif silence, les berlinois comme les touristes. Et honnêtement, il ne sont pas à blâmer, car c'est bien là l'esprit de ce qu'on nous a vendu ce jour-là: un show artificiel d'une longueur équivalente à un prime time (manquerait plus que ça ai commencé à 20h50!) sans la moindre émotion.

Surtout après m'être fait bourré le crâne pendant une semaine à coups de diplomatie culturelle et autre "soft power", je trouve choquant que l'Europe ne prenne pas plus au sérieux les symboles. Le 9 novembre dernier était l'occasion de la décénie de briller, de faire passer tous les messages d'un coup: plus d'obstacle à l'adoption du traité de Lisbonne sensé souder définitivement l'Union Européenne, une position unifiée autour des projets de réforme environementaux devant être débattus au sommet de Copenhague en décembre, un appaisement de la situation au Moyen-Orient, des discussions ouvertes et libres de préjugés avec la Chine, une réforme démocratrique des institutions de l'ONU... les sujets à mettre en valeur au nom de la réconciliation des peuples était sans limite. Au lieu de ça, pas un n'a été abordé. De quoi ont parlé Angela Merkel et Sarko? De la liberté et du courage des hommes et femmes qui ont rendu la destruction du mur possible, relégant de facto ces valeurs au passé. AAAARRRRRGH!!!!!!!!!!!!!! (ça se voit que je suis remonté?)
La rupture, tu parles Charles! è_é

Bon, à part ça j'ai malgré tout pu disposer d'une demi-journée pour visiter la ville de Berlin! Ce qui m'a le plus étonné, c'est qu'on distingue très nettement Berlin Est de Berlin Ouest. Vous voyez la Seine, qui traverse Paris de part en part? Bah ça n'a aucun rapport! XD
Par contre, si vous visualisez à peu près comment cette rivière tranche Paris en deux (une sorte de sourire à l'envers), vous saurez à quoi ressemblait globalement mon parcours à travers Berlin sur une carte (d'Ouest en Est).
Tour sélectif!



Aprés avoir déposé mes affaires à l'auberge de jeunesse (portait bien son nom celle-là: 5 étages, une trentaine de chambres par étage, 8 lits par chambre, et un gamin tapageur plus ou moins puber par lit! J'ai bien vite fait calmé les miens avec de gros yeux méchants! Niark!!! (la production tient à signaler qu'aucun morveux n'a été blessé durant le séjour)), et creuvé pour n'avoir pas dormi deux nuits d'affilé (le trajet Amsterdam-Berlin s'est fait dans un train de nuit, et dans un vagon de 6 passagers: plus économique mais personne ne dors même si tout le monde essaie naïvement tôt ou tard), j'ai attrappé une carte touristique dans l'atrium et ai résolument évité de piquer un roupillon en plein milieu de l'après-midi en marchant à travers la capitale.
 - Babouche! A qui fait-on appel lorsqu'on ne sait pas où aller?
 - A la carte bien sûr!
 - Toi aussi tu veux nous aider à trouver le chemin? Alors aide-nous à appeler la carte! Allez! Dis: carte! CARTE!!!



 - ... Ben kesstu nous a foutu Babouche!? T'as tout fait foirer! On comprend rien!
 - Désolé Dora, je vais faire plus attention cette fois-ci!



Hmm, c'est drôle: en fait j'ai à peu près suivi le tracé du mur de Berlin, hahaha! Vous voyez le Zoolischer Garten à gauche? Mon auberge de jeunesse était là (bon rapport qualité/prix tant qu'on en parle). J'ai grosso modo suivi une courbe jusqu'à l'Est en passant par un monument à la liberté en plein milieu d'un rond-point, la nécropole juive (un grand monument de commémoration près du centre) la porte de Brandebourg (alors en préparation pour la célébration, mais vous pouvez voir une jolie photo made in Google Images tout en haut de l'article), un musée d'art contemporain, le Reichstag (Parlement allemand), l'ambassade des Etats-Unis, Friedrichstrasse, la célébre université Wilheim von Humbodlt, Marian Kirsche, la tour TV, un drôle de monument bigrement impressionnant célébrant le communisme triomphant à Berlin Est (écrit tout en russe partout), les deux colosses dans le fleuve, puis un pont soi-disant célèbre.

Voici dans l'ordre ce qu'il faudra que tu dises à Dora:

Monument



Nécropole



Musée



Reistag



Université



Marian Kirsche



Tour TV



Monument communiste



Géants-dans-le-fleuve



Pont-qui-a-l'air-célèbre!!! (vous avez remarqué vous aussi à quel point la carte semble être enthousiaste lorsqu'on atteint le dernier élément de la liste!?)



 - Hmm, la carte est un peu vache aujourd'hui! Comment veut-elle que je me rappelle tout ça?

Note: ces photos et toutes celles qui n'apparaîssent pas dans l'article (un certain nombre!) ont été placées dans l'album "Berlin" sur votre droite. Certaines d´entre elles ont d'ailleurs, une fois n'est pas coutume, reçu un commentaire de ma main pour faciliter la compréhension. Bon visionage!


PS: désolé pour cet article si sérieux! Je tâcherai d'être plus drôle à l'avenir! ^^
Par Anthony
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Lundi 2 novembre 2009



Bonjour à tous!
J'ai encore une fois été silencieux pendant un bout de temps, et je vous prie de m'en excuser! Je ne vous garanti pas que ça sera la dernière fois (bon sang, je suis en train de tuer mon lectorat), mais ma réputation devrait en souffrir si je devait vous délivrer des articles de qualité médiocre ou de quantité risible.
BWAHAHAHA!!!!!!!!!!!!!!! Je fais les fonds de tiroirs de clichés: "Un défaut? Oui, je suis perfectionniste!" ^^

Bon, mon excuse de cette semaine, la voici affichée en grand ci-dessus! Ce grand gaillard de 61 ans s'appelle John J. Mearsheimer, il est un très fameux écrivain et penseur dont le sujet de prédilection se trouve être la sécurité internationale, et mercredi dernier j'ai du l'incarner au cours d'un débat sans merci contre trois de mes condisciples, et assailli par les questions de l'assistance composée d'étudiants triés sur le volet et de ma professeur de Relations Internationales.
Le débat tournait autour du sujet de "la pertinence des institutions internationales" (l'ONU, l'OTAN, la Cour de Justice Internationale, etc.), et s'est articulé autour de la vision de quatre théoriciens des relations internationales: Alexander Wendt, John Ruggie, Robert Keohane, et John Mearsheimer (moi-même). Voici un petit résumé des événements, à ma façon!

Bon, il faut déjà rappeler que notre groupe a terminé ses préparatifs dans les dernières minutes avant l'heure du débat, et que j'ai du pour ma part me planquer dans les toilettes pendant les premières minutes de classe pour finir de mémoriser ma conclusion! Comme disait un certain personnage dont je ne trahirait ni la fonction ni le nom afin que personne ne discute la viabilité de mes références: "les vieux trucs sont les meilleurs trucs!"
Pourquoi étions-nous si tard?... Voyons, où est-ce que j'ai mis le post-it avec mon excuse officielle dessus?...  Ah, oui! Des dissensions sans fin au sein de notre groupe au sujet des thèmes que nous devrions aborder ont repoussé jusqu'aux limites du résonnable la date à laquelle nous avons pu commencer de sérieuses recherches. Je vais y revenir brièvement dans un instant, mais en fait les auteurs que nous étions supposé défendre n'ont pas tout à fait les même centres d'intérêt, et n'ont donc pas écrit à propos des mêmes trucs. Fâcheux, hein!?

Dans le rang des débateurs, la tension était palpable. Chacun avait bien l'intension de briller en face de l'audience pour ramasser la meilleure note possible. Cela impliquait une présentation de qualité, une connaissance du personnage suffisante pour se démarquer face à la théorie du voisin, et enfin une connaissance de l'actualité nécessaire pour affronter les questions de l'assistance. ~gulp~

Pour nous diriger, nous étions flanqués d'un modérateur... qui n'a pas été d'une grande aide au final, mais on la remercie quand même! XD
Cette dernière m'a donné l'autorisation d'ouvrir les hostilités, et je me suis exécuté sous les ovations silencieuses de mes camarades (bon, ils n'ont rien dit... mais j'ai sentis qu'ils ne m'étaient totalement pas hostiles)



La première partie consistait en une phase de présentation successive de nos personnages, incluant éducation, vie sexuelle (ne prenez pas tout ce que j'écris au sérieux, je vous en prie), principales oeuvres, idées en général, et enfin idées en relation avec le sujet du jour. Ca, c'est encore pas bien dur! Niveau collège!
Ce que je peux vous dire en tous cas, c'est que j'ai parié sur le bon cheval avec mon Mearsheimer: ce gars est un vainqueur!
Il est passé à West Point, l'académie militaire américaine, juste au moment de la guerre du Vietnam (on lui a laissé le choix entre aller sauter sur une Viet-Mihn (ce site est déconseillé aux moins de 18 ans ^^) ou se détruire les yeux sur des bouquins pendant quatre ans, et il a opté pour la solution la plus viable sur le long terme!).
Et ça se voit remarquablement bien dans ses écrits, de trois manières.
1. Dans la forme: il énonce comme je suis en train de le faire le nombre d'arguments qu'il détient pour chacune des idées qu'il a à défendre, et les énumère dans une langue très claire les uns après les autres.
2. Dans le contenu: il est très concerné par la vérité, et se concentre donc à en restitué l'essence dans des écrits très documentés sur le plan historique.
3. Dans les idées.

Et là j'entame un nouveau paragraphe, parce que c'est important.
Mon perso est ce que l'on appelle dans le jargon des relations internationales, un réaliste. Cela signifie en clair qu'il croit en deux faits majeurs: le principal acteur dans le système international est l'état, et cet état est plongé au coeur d'une lutte acharnée pour le pouvoir (par rapport aux autres états, entendons-nous).
Mais parmis les réalistes, mon poulain est considéré comme OFFENSIF! Ca veut dire qu'il explique absolument tout ce qui se passe dans le monde grace à une théorie selon laquelle les états cherches à maximiser leurs forces militaires dans le but de dominer le système tout entier!!!!

"Qu'est-ce qu'on fait ce soir Cortex?
- La même chose que chaque soir, Minus. Tenter de conquérir le monde!" XD

Donc en gros, en tant que Mearsheimer, je pense que la coopération entre états n'est pas possible (pas de pot, c'était le thème du jour!), et ce pour deux raisons. La première la voici:



Les états se font des coups de pute en permanence!
Mon argument pour ça est que comme ils évoluent dans un système anarchique (ce qui signifie ici que les états ne peuvent jamais être certains des intention des autres, et qu'il n'y a pas de gouvernement de gouvernement, donc personne à appeler en cas d'attaque), ils ne peuvent pas se faire confiance les uns les autres, et vont donc trahir leur petit copain à la première occasion, vraissemblablement en l'attaquant carrément, ce naif! Tout est affaire de timing: il faut trahir avant l'autre pour profiter d'une fenêtre d'opportunité (un moment où on est prêt est pas l'autre, parce qu'il a été incapable de prévoir correctement nos intentions).

La seconde raison pour laquelle les états ne peuvent coopérer, est comme suit:



Les états, comme ils ne peuvent avoir confiance en personne pour assurer leur sécurité, vont avoir peur que tout gain obtenu par un allié lors d'une coopération, se retourne un jour contre lui. Même la coopération économique est concernée, puisque le fric peut facilement se transformer en tanks, bombes et autres fusils mitrailleurs (c'est une transformation chimique plutôt intéressante, vous devriez essayer pour voir! ^^). Conséquence: les état cherchent, lors d'une coopération, à gagner plus que le partenaire.



La partie 2 était consacrée au projet de réforme de l'ONU. En gros ils ont pour plan de diminuer le pouvoir des 5 membres permanents du conseil de sécurité en y ajoutant d'autres membres permanents (comme par exemple le Japon, le Brésil, l'Inde, ou l'Allemagne). C'est assez important en fait, parce que le conseil de sécurité est le seul organe de l'ONU à détenir un vrai pouvoir (c'est en autres lui qui décide des intervention militaires un peu partout dans le monde par les casques bleus et les pays membres, et aussi lui qui créé les tribunaux spéciaux pour les criminels de guerre - comme celui pour l'ex-Yougoslavie -, et qui a donné ses pouvoirs à la Cour de Justice Internationale). Mais comme les cinq membres permanents peuvent opposer leur véto à à peu près toutes les réformes, la question du jour était: "est-ce que le conseil de sécurité peut encore être légitime sans réforme?"

Ben moi j'ai dis que l'ONU c'est moisi, ça marche pas de toute façon, et pis ça marchera pas plus en faisant s'assoir quatre mecs de plus à la table des négociations! BWAHAHAHAHAHA!!!!!!!!!!! Ah, je les ai mouché sur ce coup-là! XD

Bah c'est vrai quoi! Prenons des exemples parlant qui montrent que l'ONU c'est de la merde!

1/ Promouvoir la paix? Laissez-moi rire! Il y a eu un génocide au Rwanda, et parce que la France avait des intérêts dans cette histoire et que les autres pays n'avaient rien a gagner à aller aider contre la répression, l'ONU n'a pas bougé et laissé le massacre s'étendre! Il y a bien eu une résolution du conseil de sécurité, mais bien entendu elle n'a pas été suivie d'actes (il n'y a que les belges qui n'ont rien compris dans l'histoire et se sont déplacés en bons samaritains, jusqu'à ce que leur petite mission se fasse dégomer - on pense que la France est impliquée la-dedans aussi). Voilà ce qui s'est passé sous la bénédiction de l'ONU à l'aube du XXIe siècle:



2/ L'organisation ne peut de toute manière pas contrôler ses propres membres: les Etats-Unis sont partis en guerre contre l'Irak sans l'abrobation du conseil de sécurité.

3/ En plus, et ça c'est en plein dans mes arguments: les états membres préfèrent servir leur propres intérêts égoïstes que de servir les intérêts de la communauté dans son ensemble: par exemple l'ONU cherche en ce moment à appliquer des sanctions à l'Iran parce que cette dernière est accusée de développer en secret un projet nucéaire à des fins militaires. Donc tous les états membres de l'ONU devraient respecter la résolution votée à cet effet, mais la Chine, un membre du conseil de sécurité, est visiblement plus concernée par ses soucis énergétiques que par la peur des autres gouvernements de voir l'avènement d'une autre puissance atomique, puisque loin de sanctionner le pays arabe, elle lui achète ses stocks de gaz liquide et de pétrole.

Et puis quand bien même réforme il y aurait, ça ne ferait que rajouter à la paralysie du système: plus de vétos dans les mains de pays dont les intérêts diverges ne conduiront qu'à un blocage complet du processus de décision! Cela étant, je reconnais que  mises en forment de manière créative, les résolutions votées depuis la vréation du conseil font un joli diagramme! ^^



Et si ça vous intéresse, voici le compte des vétos par membre permanent, rangés en trois périodes significatives, depuis la création du conseil: de haut en bas France, GB, Chine, US, Russie (Union Soviétique durant les périodes bleue et turquoise)

 

Bouh! C'est pas juste!







La troisième et dernière partie était tournée vers le projet d'une organisation chargée de promouvoir le droit des migrants - qui n'existe pas encore -, et chaque débatteur devait convaincre le public de la future création (ou pas) d'une telle institution.
Bon, je dois dire que les trois autres se sont ligués contre moi: contre tout sens commun, ils ont déclamé que les états allaient se laisser dicter leur politique d'immigration par quelqu'un d'autre! QUEL BANDE DE NAIFS, J'Y CROIS PAS!!!!!! Le nationalisme est trop fort! Ca ne marchera jamais!



(l'assistance a voté pour moi, bien entendu!)

Voilà! J'ai un peu simplifié au passage, mais c'était la teneur de mes propos pendant les trois heures du débat.
Avec ça j'ai reçu un 15/20, ce qui me place dans les trois premiers de la classe pour cet examen. ^^

Par Anthony
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Mardi 20 octobre 2009

Nous sommes à deux doigt de fêter les vingt ans de la chute du mur "de la honte".

Cet événement me touche de très près à plus d'un titre, et je pense pas être le seul dans ce cas. Pourquoi? D'abord parce que si l'on excepte le 11 septembre 2001 et les attaques terroristes qui les ont caractérisées, c'est bien le seul événement historique de retentissement planétaire et à haute valeur symbolique qui ait eu lieu depuis que je suis né!
C'est vrai que 20 ans ça fait long dit comme ça, et en fait je ne crois pas conserver le moindre souvenir de cette démolission médiatisée, pas plus que de la chute du communisme qui l'a suivit de près. Mais étrangement, quand je me dis que j'avais 3 ans et demi quand c'est arrivé, et que je suis né durant la Guerre Froide, j'ai l'impression d'une sorte de proximité entre moi et cette date du 9 novembre 1989.

Dans cette ligne de mire, j'ai trouvé une bande-dessinée en ligne qui retrace brièvement le point de vue d'un dessinateur politique sur la chute du mur et sur son expérience des deux Berlins, Ouest et Est (ça ne mange pas de pain! ^^).

Toujours dans la même optique, j'ai été sélectionné pour participer à un forum sur la recherche d'améliorations possibles des liens diplomatiques entre l'Europe et les Etats-Unis, qui se tiendra du 5 au 10 novembre prochains... à Berlin (tout sera rapporté, bien entendu). Et comme vous pouvez le remarquer, le fait que la date anniversaire du 9 novembre soit incluse n'est pas anodin. La seconde chose à noter, est qu'un forum impliquant les USA prenne en ligne de compte un événement comme celui-ci est un indicateur significatif du degré d'importance que revêt cette célébration.

Bref, tout ça pour dire que j'ai pas mal pensé à l'Histoire ces derniers temps. Pas seulement à la façon dont nos braves professeurs de l'enseignement secondaire sont honteusement contrains par le ministère de l'éducation nationale d'une part et de la direction de l'enseignement catholique d'autre part, d'enseigner la mémoire collective à la manière d'un conte pour enfant n'ayant aucun lien avec la réalité depuis des générations, avec son lots d'abérations que cela comporte (vision tronquée et simplifiée à l'extême du passé; aperçu de l'Histoire comme une chaîne d'événements logique ne laissant pas de place pour le raisonnement des élèves sur ce qu'est réellement la marche des choses...). Mais aussi sur le fait que l'Histoire est NOTRE passé. Pas uniquement celui de nos grands-parents qui ont vécu les temps troublés de la première moitié du XXème siècle, mais la nôtre, à nous qui construisons la mémoire collective des générations futures.
La question n'est pas de savoir si nos successeurs trouverons nos actions justes ou pas, nous n'avons pas la moindre emprise là-dessus; mais plutôt de savoir si nous tous, à notre échelle, aurons la volonté et la force de faire évoluer les choses, de faire que le monde des hommes avance tout comme le monde physique tourne. Parce que le monde dans lequel nous vivons est le fruit de l'énergie conjugué de centaines de millions de personnes à travers les âges, c'est-à-dire une force immense! Et pour la bonne raison que ce monde n'est pas parfait, qu'il n'est pas à notre image mais toujours à celle de ceux qui nous ont précédés, il faut que nous lui opposions au moins la même énergie pour l'infléchir par nous-même et lui faire prendre la direction que nous décidons.
Et maintenant vous me direz, "quelle direction?". Et voici quelle est la bonne question, car c'est celle qui est la grande oubliée de l'Histoire. Le chemin qui est devant nous n'est jamais écrit à l'avance, pas plus que la vérité n'est universelle. Tous deux sont tracés en lettres plus ou moins lisibles de la multiple main de l'homme. Et dans la rédaction de ce manuscrit, nous avons tous notre mot à dire. Ne cédons pas au rationalisme qui nous dit que notre voix ne peut être entendue par personne au milieu de tant d'êtres humains: vous serez tous entendus, au moins par ceux qui vous entourrent. Les grandes vagues peuvent fort bien naître de gouttes d'eau!


PS: je vous enjoint à consulter la colonne de droite (sous la rubrique "quoi de 9") si vous en trouvez le temps, elle contient entre autres quelques liens culturels.
Par Anthony
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Vendredi 9 octobre 2009


Bon, je vous avais dis que cette année ça allait bouger! Haha!!!

Les 1er et 2 octobre dernier (ça fait dix jours, encore une fois... désolé...), une violente envie de voir du pays m'a pris à la gorge comme ça. Et, n'allez pas croire que je suis un poltron dès que je suis suspendu par le cou, mais j'ai cédé assez facilement en fin de compte! ^^

Vous savez que je ne fais jamais rien sans raison, alors pourquoi Bruxelles, et pourquoi maintenant? Très simple: ma responsable de programme s'est vue en possession d'un courriel concernant une conférence sur développement durable tenue dans la capitale européenne ces jeudi et vendredi, et qu'elle a eu la gentillesse et la prévenance de transmettre à notre joyeuse classe de Relations Internationales!
Je sais... développement durable, comme ça, ça sonne comme quelque chose de vaguement très barbant avec lequel on a pas envie de fricotter trop longtemps, de peur qu'on nous demande de trier les déchets en trois poubelles au lieu de deux... Ou à tout le moins que ça nous fasse sentir coupable ou responsable pour les conséquence d'une société de consommation à laquelle on a pris part parce qu'on est né en plein dedans et que donc on a pas à se sentir mal parce que c'est pas notre faute d'abord!!!
Ben, faut croire que c'est ce que tout le monde a du se dire, et qu'en fait "sustainable development" ne sonne pas plus rassurant que sont homologue français, puisque nous n'avons été que deux à répondre à l'appel du 24 septembre. Moi, et Kimberley, une fille de ma classe (en photo plus bas, ne vous inquiétez pas: depuis le Japon j'ai cessé de ne pas oser braquer la boîte à images sur les gens que je rencontre, et j'ai pris pleine conscience du rôle moral que j'avais envers vous de rendre intégrale et impartiale la vérité!!! ~vive la France~).

Honnis soient les pauvres ignares qui n'étaient pas présents! Moi par exemple, j'ai appris plein de trucs! BWAHAHA!!!!!!! XD

Alors, d'être dans cette ville au centre de l'Europe occidentale, et en plein centre des institutions de l'Union, ça donne une pleine mesure de trois choses, trois faits avérés: 1. Il y a des gens très intelligents qui soit sont à Bruxelles, soit prennent en tout cas la peine du déplacement; 2. Pour avoir vu entre autres la taille des tranche de fromage et de saumon qu'ils servent lors des banquets de fin de conférence (auxquels seule la parts des invités et des conférenciers syndicalistes qui n'ont pas été conviés à la réception au Hilton viennent se consoler), je peux vous dire qu'il y a un fric monstre en jeu; 3. Ce n'est pas un mythe: ils jouent tous à un-deux-trois soleil avec quelqu'un qui les regarde en permanence sans sourciller et sans dormir!!!

C'est la raison pour laquelle je doute de plus en plus que mon idée de travailler dans le coin soit en réalité une si bonne trouvaille que ça, mais fi! Il sera bien temps pour moi de songer à cela plus tard. En ce qui concernait mes deux jours de visite, je n'ai eu cure des points 2 et 3, et me suis concentré à la place sur la collecte d'information sur un sujet duquel je ne suis pas expert ainsi que sur l'extension de mon réseau de connaissances! NIARK!!!
J'ai fait ce que je ne fais jamais: parler directement avec des gens qui ont des CVs de vingt-quatre mètres de long et amener rapidement dans la conversation la question de stages éventuels (faut être malin dans la vie). Certains d'entre eux ne le savent pas encore, mais ils recevront sous peu mon CV accompagné d'une lettre de motivation sur leur bureau!
En tout cas le photographe ne m'a pas raté! J'ai l'air sérieux quand je bosse, pas vrai?



Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez avoir un petit aperçu du sujet abordé en cliquant sur 
ce lien. Ce ne sont
pour la plupart que des document-supports sur lesquels les intervenants ont brodé leur petite histoire (et à peine la moitié des présentations sont sur le site), mais ça peut vous donner une idée du gratin que la Commission Européenne avait réuni et de l'ampleur du sujet.


Ceci fait, comme je ne m'étais pas alloué des crédits infinis pour cette petite escapade (les temps changent... ^^), je souhaitais repartir le soir du second jour pour éviter d'avoir une seconde nuit d'hébergement à payer sur place. Mais comme la conférence a prit fin à 12:30 et que je devais prendre mon train à 20:00 pour être de retour vers minuit à Amsterdam (pas de train après ça, pas le choix), ça me laissait tout de même plus de 7h pour visiter Bruxelles! Plus que nécessaire!!! ^^

Kim s'est jointe à moi pour cette petite pérégrination-éclair, et on s'est mis en tête de visiter le plus de choses possibles en le moins de temps possible. Très simple! On a commencé par le plus proche de nous, et on a fini par ce qui était le plus éloigné, en passant par tout ce qui est au milieu!!! (mortel comme plan, hein?!)

Le plus proche, bien entendu, c'était les institutions européennes!



Tout plein de bâtiment en verre abritant des gens qui cherches des solutions aux problèmes dont on a même pas conscience (on se demande d'ailleurs qui en a conscience parfois...). Comme disais Gustave Parking: "la vie de couple, c'est tenter de résoudre à deux des problèmes qu'on aurait jamais eu tout seul". Et j'ai dans l'idée que l'Europe est une très bonne chose, mais que l'efficacité du système ressemble de près ou de loin à cette vision imagée.
Ah! Il y a aussi des jolis panneaux pour dire devant quoi on est (n'imaginez par pour autant que vous pourrez rentrer! 
Et puis quoi encore?!).


Notez que tous les panneaux de la ville sont calqués sur le même modèle d'inscriptions bilingues français-néerlandais.

Cap ensuite sur le Palais de Justice!


Oups! On es pas encore arrivés!


Si cet édifice est le plus haut de tout Bruxelles, ça n'est pas du uniquement à son imposante stature, ni même au fait que nul n'est au-dessus de la loi, mais plutôt à sa situation géographique (au sommet d'une colline surplombant le flanc Sud-Est du centre-ville).

Vous êtes claustrophobe? Cet endroit est fait pour vous

Je vous laisse vous reporter au nouvel album photo "Brussels" dans la colonne de droite pour toutes les autres vues du palais; puisque pour l'heure la visite continue.
Devant ce gros machin se trouve tout un tas de statues en tous genre, à peu près toutes liées à l'une des deux guerres mondiales, ou aux deux en même temps.
C'est la cas de celle-ci.



Par la suite, on a tenté de rejoindre le centre, histoire d'attaquer le vif du sujet. Mais vous savez sans doute depuis le temps qu'il m'a fallu un certain quota de péripéties sur la route! ^^

Pour ne citer que quelques exemples... J'ai été en apesanteur,


je me suis perdu volontairement,


j'ai croisé des bâtiments funestes,


j'ai changé en pierre deux bâtards qui me faisaient devenir nostalgique,


(mon ignominie n'a décidément pas de limite!) et finalement, je suis tombé sur tous les caciques de la culture belge d'un coup et au grand complet: frites,


gauffres,


et chocolats!


A propos de chocolateries, celles dans lesquelles je sui rentré relèguent celle de Charlie à la division inférieure!


Il est cependant amusant de constater à quel point l'image d'un pays est vite faite à l'étranger! Ces trois trucs (ainsi que la légende selon laquelle les belges seraient des imbéciles finis) constituent les images emblêmatiques de la Belgique en France. Pourtant, je serais curieux de savoir s'ils peuvent se trouver en dehors du perimètre ciconscrit du centre-ville bruxellois (un peu comme: "essayez de trouver le raffinement français hors de Paris", ou en bien encore "tenter de dénicher une autre vraie grande ville au Japon que Tôkyô). Alors je n'ai aucune idée du pourquoi, mais on a joué le jeu!

Vous savez également tous comme moi que la Belgique est LE pays de la bande-dessinée par excellence! (école de Marcinelle) Il n'est donc pas surprenant de tomber sur des boutiques très pointues sur tout ce qui touche la BD belge (amuse tes amis: combien de personnages reconnaissez-vous?),


ou bien sur une pléthore de flancs de maisons repeintes aux couleurs de quelque héros.


Trois autres minuscules trucs à voir en passant dans le centre (je vous détruit tout suspense pour une éventuelle visite, mais j'assume!): la galerie de la Reine,


la Grand Place,


et le très célèbre Manneken Pis (vraiment minuscule en ce qui le concerne).


Il est loin d'être le symbole de la ville, et il sert un peu à rien, mais dans un rayon de 100m, absolument toutes les activités tournent autour de lui: chocolat, boutiques pour touristes, tire-bouchons (je vous laisse deviner la partie de son anatomie qui se visse)...

La dernière étape du voyage, était de très loin la meilleure:


l'Atomium!
Je ne saurais pas vous expliquer pourquoi exactement, mais cette structure me fascine au plus haut point! Par ailleurs, son histoire est similaire à celle de la Tour Eiffel: prévue pour durer les trois mois de l'exposition universelle de 1958, il a tellement plu au citadins bruxellois qu'il est finalement resté là où il est toujours aujourd'hui. Sur les 9 sphères que compte la structure, 6 sont ouvertes au publique (j'ai tout exploré bien entendu).


Il accueil même des enfants pour la nuit.


Pour ma part, je m'y suis fait un pote! BWAHAHAHAHA!!!!!!!!!!!!!!!!


Dites-moi franchement, elle est pas magnifique cette structure???


En plus on voit plein de trucs depuis le sommet!


Remarquez qu'au Nord de ce fantastique machin se trouve un groupe de bâtiments que j'ai été incapable d'identifier... (une usine je suppose, mais j'ai des doutes...)


La nuit tombant, Kim et moi s'en sommes retourné vers la gare où notre moyen de transport devait nous attendre pour nous aider à nous extirper de cette folie, mais la visite n'aurait pas été complète sans une rencontr avec un personnage historique! Alors je me suis dévoué pour la tâche, et du haut des Arches ai hurlé mon amour pour la liberté à côté de quelqu'un qui semblait avoir pour idéal de défendre cette dernière!!!


Bon week-end à tous!

Par Anthony
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Lundi 5 octobre 2009


Le titre de cette fois n'a, vous vous en doutez, rien d'anodin, mais pour une fois j'ai fait dans la simplicité, puisqu'il n'y a rien de métaphorique dans la formulation. Je m'en va vous expliquer ça.
Figurez-vous que le week-end de la semaine dernière, samedi pour être un peu plus précis (ça fait dix jours... oui je sais, j'ai été très occupé depuis), j'ai senti comme un frisson me parcourir l'échine au petit matin. Une sorte d'impatience me gagnai à mesure que je ne parvenais pas à mettre le doigt sur ce qui ce tiraillait. C'est en faisant les cent pas dans ma chambre et en posant soudain les yeux sur le garage où mes deux montures métalliques dormaient que j'ai soudain compris que la fièvre qui me gagnait était celle du voyage... EN VELO!!!!!!!!!!!!!!!!

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!!!!!!!!!!!!!!!! Quel plaisir de se retrouver enfin sur la route...
Les voie prévues pour les vélos sont vraiment pourries ici aux Pays-Bas, mais ça ne fait rien, il fallait que j'y ailles!

Donc j'y suis allé!

Et c'est là que je me retourne vers le titre de mon article (tout est calculé au millimètre près, pas de panique)! Vous savez sûrement en effet, que ce que l'on appelle "Hollande" n'est en réalité qu'une région des Pays-Bas. Deux régions exactement: celle de la Hollande Septentrionale, et... ben celle de Hollande Méridionale (ça semblait évident sur le papier... je ne comprends pas...). Je vais vous laisser vous reporter à la carte ci-dessous dans un instant, juste le temps pour moi de vous expliquer l'objectif caché de cette escapade aussi soudaine qu'instructive. En effet, je n'ai pas dirigé mon guidon dans n'importe quelle direction: à mon arrivée aux Pays-Bas, les parents de Fraukje m'ont accueillis à bras ouverts et ont été d'un grand secours, et c'est la raison pour laquelle j'ai choisi de leur rendre une petite visite, à Vollenhove (village à une trentaine de kilomètre au Nord de Zwolle), histoire de délivrer en même temps un colis trop fragile pour le confier à des services postaux hollandais dont la délicatesse est très loin d'offrir un caractère de seconde nature. Et au retour, j'avais prévu d'atteindre La Haye pour rendre la courtoisie à Fraukje elle-même qui m'a été d'une aide plus précieuse encore.

Donc maintenant, si vous jetez un oeil sur la carte que voici,



vous verrez que je suis parti d'Amsterdam (qui se trouve en Hollande Septentrionale, que j'ai traversé la région dite du Flevoland pour arriver à Vollenhove (qui se trouve comme je l'ai dit au Nord de Zwolle, dans le Overijssel), puis suis reparti en longeant le bras d'eau intérieur par le versant Est (c'est-à-dire en longeant Flevoland par le Gelderland), puis suis passé par Utrecht pour terminer tête dans le guidon jusqu'à La Haye, qui devinez quoi... se trouve en Hollande Méridionale!
J'entends les grands esprits me dire déjà que je n'ai pas choisi le plus court chemin pour rallier les deux régions côtière l'une à l'autre... Qu'ils se taisent! Langues de vipères, va!

Ca a été long!!! Très long et fastidieux!
Si les routes japonaises sont à critiquer pour leur quasi-totale absence de piste cyclable et le fait qu'en tant que cycliste on se retrouve immanquablement et en permanence nez à nez avec une quantité de CO2 suffisante pour faire rappliquer, si l'information venait à se propager, toute la clique des organisation non-gouvernementales liées peu ou proue avec l'écologie, la santé publique, les droits de l'homme et le moratoire sur les armes de destruction massive, les voies hollandaise réservées aux vélos quant à elles sont haïssables pour trois raisons. La première est qu'elles sont soit en très mauvais état et auraient en toute impartialité déjà du subir une restauration il y a une bonne vingtaine d'année, soit pavée; et dans les deux cas, qui s'y aventure monté sur un vélo de route regrette très vite d'être né. La seconde raison est qu'elles ne suivent pas les grands axes en ligne droite, mais au contraire décrivent des cours pleins de méandres; et la raison à cela est à chercher dans le fait que, à l'instar de l'ancienne route reliant Pont-l'Abbé à Quimper - pour les connoisseurs, comme on dit en Belgique -, il s'agit dans la plupart des cas non pas de pistes cyclables spécialement crées, mais bien de routes qui servaient autrefois à relier les petites bourgades entre elles (les grands voyages d'une traite d'une grande ville à l'autre n'étant pas nécessairement à la mode dans les années trente) et qui sont devenues obsolète lorsque les grands axes les ont supplantés. Ajoutez à cela que les panneaux sensés vous aider à vous y retrouver alors que vous n'avez aucun référant a priori pour vous repérer, entre l'impossibilité de prédire dans quelle direction les méandre vont vous conduire et de même que celle de lire les panneaux des grands axes dont vous avez quitté la proximité au début de votre voyage, ne vous guident pas aussi bien que Bison Futé le ferai du haut de son satellite subventionné par la NASA. Si vous saviez le nombre de fois où je j'ai du parcourir une dizaine de kilomètres supplémentaires, voire où j'ai été carrément envoyé sur une fausse pistes, tout ça parce que les informations proposées par ces maudits panneaux étaient ou manquantes ou inexactes!
La troisième des raisons qui font de ses voies spéciales un cauchemar au pays du fromage orange, c'est qu'elles sont OBLIGATOIRES!!! Vous allez de fait au devant de sérieux problèmes en vous risquant sur une voie pour auto (même en centre-ville, ne croyez pas que vous pouvez passer outre le chemin tracé en rouge tout exprès pour vos deux roues!).

Dans ce contexte, ce qui devait être 105 kilomètres aller s'est transformé en 150 kilomètres! (le retour s'est nettement mieux déroulé: je me suis muni d'une carte montrant le nom la situation géographique relative de chaque mini bled moisi sur mon passage, et j'ai pu m'en sortir sans égratignure en 180km comme je l'avais prévu).



J'a donc pris la route relativement tard ce samedi matin (10h), pour me diriger vers Muiden, la première ville sur mon chemin. Tout de suite, ce qui frappe est la facilité avec laquelle on se retrouve en pleine nature alors que l'on évoluait dans le centre de la capitale quelques minutes auparavant. Et comme vous allez pouvoir le constater avec le clichés suivants, la campagne à laquelle je fais référence n'a rien à envier aux plus sauvages déserts humains de la France profonde.



A dire vrai, l'intégralité du pays présente deux caractéristiques troublantes (d'autant plus lorsque l'on y atterri directement depuis Tôkyô): d'abord que tout est absolument plat comme une crêpes où que vous alliez; et ensuite que la campagne n'est pas entre les villes, mais plutôt que les villes sont des ilôts dans un océan de nature. Lorsque sur une carte de France deux villes sont séparées par 8km l'un de l'autre, vous ne perdez jamais vraiment de vue les bâtiments ni la civilisation et pouvez aisément rallier votre point de sans vous y perdre, même si vous n'êtes pas du coin. Aux Pays-Bas, sur votre petit vélo, mieux vaux prévoir de tenir compte de l'heure à laquelle le soleil se couche, parce que je vous assure que vous n'avez aucune envie de vous retrouver coincé dans l'espèce d'immense champs qui s'étend à perte de vue dans toutes les direction autour de vous dès lors que vous mettez un pied hors d'une ville!
Ca a l'air stupide comme ça, mais en plein milieu des champs, je me suis pris à songer à Legend of Legaïa, un jeu vidéo de mon enfance dans lequel les seuls rescapés de la brume mortelle qui s'est étendue sur le monde laisse les survivants baricadés dans leurs petits villages respectifs isolés les uns des autres. Le sentiment d'appréhension à l'égard du monde extérieur m'a semblé similaire (avis aux amateurs ^^)!



A Muiden (prononcez "Ma-eu-deunn"; je vous brieferai sur le néerlandais un de ces quatre), j'ai du prendre mon mal en patience (un bon quart d'heure quand même!), devant un pont pivotant qui a rempli sa pleine fonction juste devant moi pour laisser passer deux ou trois bâteaux. Ce qui tout à la fois me donne une bonne occasion de vous transmettre ce cliché-ci et le suivant, et me fourni également une bonne opportunité d'étayer les propos que je viens juste de défendre: c'est vraiment la cambrousse!!! C'était la seule route qui permettait de traverser le village!!! Aucune autre voie munie d'un pont suffisamment haut pour ne pas avoir à tourner ou se lever, exactement comme à Diemen, vous y croyez vous? Même en Bretagne on oserait pas faire un truc pareil!



Par la suite, j'ai traversé diverses sortes de paysages, en me frayant une brèche à travers le Flevoland.
Forêt



(notez qu'au moment de la photo, je n'avais pas encore réalisé que je me trouvais sur la voie automobile et que la piste cyclable - que je prenait naïvement pour une voie piétonne - se trouvait sur la gauche).

Asphalte



Prairie jusqu'à la ligne d'horizon (80% du territoire)



Canaux (un peu partout)



Déserts



Ports



Il y a plusieurs choses à savoir à propos de cette régions du Flevoland, car elle est particulière à plus d'un titre. D'abord, sachez que cette partie des Pays-Bas (si vous regardez la carte ci-dessus attentivement, vous remarquerez que la région est constituées de deux iles) est en réalité un polder. En effet, il y a u peu plus de 60 ans, cette bande de terre était recouverte par les flots de la Mer du Nord, et sa présence aujourd'hui en tant que 12ème province, aux côtés des 11 autres constituant les Pays-Bas, n'est due qu'à la digue géante reliant la Hollande Septentrionale au Frisland qui retient la mer au-delà à fin de réguler le débit des canaux et autres rivières et leur potentielle entrée en crue par grande marée (de tels accidents se sont produits à maintes reprises par le passé, et ont décidé les néerlandais à prendre le contrôle de leur environnement). Donc désormais, si vous entendez parler du fait qu'un certain nombre de parties des Pays-Bas se trouvent sous le niveau de la mer, vous saurez que le Flevoland, dont vous pouvez admirer les superbes vues prises de ma main, en fait partie!



A noter que de temps à autre, à l'approche d'un port, vous risquez de vous retrouver en face de vestiges du glorieux passé colonial du pays tels que celui-ci:



Une autre donnée essentielle du Flevoland, c'est qu'il n'y a pas grand monde. Moins encore que dans le reste du pays. Et lorsque l'on sait que les Pays-Bas sont frappés en quasi permanence par des vents d'une grande force, cela permet de comprendre la raison pour laquelle les hollandais ont trouvé opportun de saisir l'occasion d'augmenter leur part d'énergies renouvelables  en particulier ici:



Si les éoliennes dérangent les humains, il n'en va en tout cas pas de même pour les moutons! MWAHAHAHAHA !!!!!!!!!!!!!!



Et finalement, après moult détours, et toux consécutives à des traversée inopinées de nuages d'insectes volants, sans doutes attirés par l'eau stagnante qui lèche les bords de la mer intérieure,



je n'ai pas été peu fier de finalement poser le pied dans les quelques centaines de mètres carré que compte ma destination finale!



...
...
...
...
...
... SALOPERIE DE VILLAGE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! TU SAIS SEULEMENT A QUEL POINT J'EN AI BAVE POUR ARRIVER JUSQUE-LA???????????? PRENDS-TOI MON DOIGT VENGEUR!!!!!!!!!!!! JE TE RENIE!!!!!!!!!!!



Bon, c'était juste pour de rire! En fait c'est un très beau village, très près de la nature (vous l'aurez compris à ce point de mon récit: c'est une constante des Pays-Bas; ici les canards et autres lapis peuvent barboter tranquillement au milieu des canaux ou brouter dans les prairies avec toute leur petite famille sans avoir le moins du monde à s'inquiéter d'éventuels chasseurs: il n'y a plus guère qu'en France et en Allemagne qu'on est encore suffisamment con pour s'adonner à ce genre de boucherie dénuée de sens!).

Regardez jusqu'où j'ai pu m'approcher des oies là-bas:



Et s'ils deviennent malgré tout inquiet si l'on arrive à moins de trente centimètres d'eux, je pense que ça n'st du qu'aux enfants espiègles qui leur arrachent occasionnellement  les plumes, tout au plus.



Après avoir délivré mon paquet, j'ai repris la route une fois de plus, cette fois-ci en direction du Sud, puis du Sud-Ouest.



En chemin j'ai croisé de nombreux autres manières originales de traverser les cours d'eau



de même que j'ai pu goûter la spécificités architecturales de maintes autres cités,



du moins quand j'avais l'occasion d'en dénicher une au détour de la piste cyclable, mais tout cela va au-delà de ce que j'avais à vous raconter aujourd'hui!

Note: ces photos ainsi que celles que je n'ai pas inclus dans l'article, sont allé rejoindre leurs petites copines de l'album photo "Landscape", disponible sur la colonne de droite.
Par Anthony
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