Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 01:07


Al-Quaeda recrute maintant des Légo pour faire la sale besogne!!!

(ainsi se termine le plus court article jamais écrit sur un de mes blogs... il faut croire que je me sentais obligé de contre-balancer les précédents ^^) 
Par Anthony
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 00:00


Google est un formidable outil! Si, si!
Il vous permet d'avoir un classement par pertinence et dates de parution de toutes les références Internet en relation avec les mots-clé que vous avez brillamment tapé dans la barre de recherche en haut de la page. D'ailleurs, si vous êtes plus ou moins analphabêtes, Google se chargera, avec une politesse quasi-japonaise, de vous demander si vous ne vouliez pas à tout hasard écrire ce que vous pensiez avant que de ne faire une stupide erreur de frappe ou une splendide démonstration d'ignorance (un peu des deux parfois, pas vrai!? C'est la différence entre la version officielle que l'on sert à l'idiot qui passe derrière nous juste au moment où les rélutats pleuvent accompagnés de "vouliez-vous vous écrire événement?" pour vous sussurer sournoisement à l'oreil "ah tiens! Tu ne savais pas que le second "e" de "événement" portait un accent aigu et pas un accent grave?", et l'autre version qu'on garde pour son soit propre, qui ceci dit en passant contracte de fait une dépendance de plus en plus forte à ce service parallèle)!
Qui plus est, non content de vous offrir un service de qualité et d'une extrême rapidité (une moyenne de 0,20 seconde pour vous dégotter un petit million et demi d'entrées), Google peut également chercher de manière beaucoup plus spécifique pour vous, si vous choisissez intelligemment de cliquer sur les variantes du moteur de recherche qui se trouvent tout en haut, tels que Google Images, Google Vidéo, le célèbre Google Maps, Google Scolar et j'en passe et des meilleurs.
Maintenant, voici l'attaque que vous vous attendiez tous à voir depuis le début de l'article, étant donné le ton narquois et goguenard  que je me plaîs à y employer. Google est fantastique comme on vient de le voir, et en plus est totalement gratuit!!! Quelle chance! Oui, mais c'est aussi l'une des entreprises les plus puissantes au monde, et son chiffre d'affaire annuel dépasse le PIB de très nombreux pays! O_O
Conclusion: soit on se fait entuber quelque part, soit on est tous rattachés à la Matrix et le nom de code du boss de Google est Neo! J'ai cependant une vague préférence pour la première solution si ça ne vous fait rien... (sincères excuses à tous les fans de la série)

En effet, vous vous imaginez que les revenus d'un tel géant ne sortent pas du derrière d'un bovidé! Ça se saurait, et moi je ferais déjà paître mon troupeau dans les Vosges!!!
Alors ce petit filou informatique utilise pas mal de méthodes pour arriver à son utlime fin (à savoir faire craquer un porte-monnaie extensible à l'infini... Hey! On vient de trouver un nouveau supplice que les Grecs ne conaissaient pas!!! Tantal et Sisyphe viennent d'être relégués à la seconde division tout à coup!). Je n'en cite que deux (sinon j'en ai pour la nuit): le rachat et la promotion.
Pour ce qui est du rachat, c'est tout simple: Google a à son service un équipe de petits malins bien au chaud dans un petit bureau au fin fond de la cambrousse américaine, qui passent leurs journées à racheter des petites conneries du net (sites - y compris un certains nombre de sites dont les activités sont punies par la loi tels que les jeux d'argent -, blogs, gadgets, licences, etc.). Ce qui veut dire qu'à l'image d'un certain peuple d'une certaine planète - dont j'ai complètement oublié le nom - découvert par l'équipe SG1 dans un certain épisode de la série télévisée Stargate, qui a proposé un parteniariat technologique avec les terriens dans le seul but de gagner le temps et la confiance nécessaires pour rendre ces derniers totalement infertiles et se procurer un nouvelle planète gratos, Google se construit petit à petit un confortable empire du net où il détient un pourcentage toujours croissant des informations diffusées.
En ce qui concerne la promotion maintenant, tous ceux qui écrivent un blog ou détiennent un site propre sauront de quoi je parle, il existe des règles de référencement. En clair, vous pouvez vous débrouiller pour que vos parutions se rapprochent de la première page des résultats en faisant quelques manipulations, incluant l'abonnement à des sites spécialisés dans le référencement *payants*. Vous me direz alors "qu'est-ce qu'on s'en tape? On est pas concernés, boulet!". Mais là où le bas blesse, c'est que même si on ne se préoccupe pas de son propre référencement sur Internet, on a déjà pas mal de travail à se préoccuper du référencement des autres! Parce que si l'apparition des sites sur la pages des résultats dépend plus de magouilles à la Picsou et Flairsou que de la véritable pertinence de ce que vous cherchiez, ça relève de la manipulation, non? ^^

Petit example: en allumant mon ordinateur il y a une petite demi-heure, j'avais la ferme volonté d'écrire un article à propos d'un groupe musical jouant dans un bar associatif de Paris le 10 décembre au profit d'une asso d'aide au Sri Lanka (qui a dit "heureusement qu'il s'est abstenu"???), et j'ai tout bêtement commencé par rechercher une photo de mes lascars (ne les ayant pas vu moi-même, mais commençant toujours mes articles par un photo bien choisie, comme vous le savez). J'ai donc tapé le nom du groupe, contenant le mot "nomade". Je suis tombé sur


un modèle de moto sorti des usines Kawasaki,


le titre d'une chanson du chanteur Fuego,


une oeuvre d'art contemporain exposée à Antibe,


une compagnie de danse japonaise qui semble avoir vécu ses derniers jours aux environs de 2003,


l'un des mots du titre d'un article de blog racontant les aventures de son auteur à Los Angeles,


un restaurant éponyme à Lausanne,


un parfum au musc par Annick Goutal,


un cabinet international d'architectes,

et une agence se proposant de vous faire vivre la vie d'un nomade du désert saharien pour quelques jour à un tarif très attractif, et dont vous pouvez voir l'image de promotion en haut de l'article.

Mes musiciens sont malgré tout arrivés, bien qu'on ne puisse voir que la pochette de leur CD... (recherche faite dans Google Image le 05/12/2009 aux allentours de 00h10 - je précise, parce que le référencement bouge au moins aussi vite que le cours des actions à la bourse de New York un jour de Thanks Giving!).

Donc en fait je n'avais rien de précisément important à dire dans cet article, si ce n'est qu'il ne faut pas oublier, lorsque vous effectuez une recherche sur Internet, de toujours rester suspicieux: la pertinence Google n'est pas la pertinence tout court! ^^



PS: pour ceux que le groupe que j'ai trouvé intéresse, voici un lien vers leur page MySpace. Certaines chansons sont écoutables directement sur la page (à droite - la seconde, "tu como tu" est à écouter absolument) histoire de vous donner une idée, et si vous avez le temps et êtes sur Paris le 10 décembre, ils passent à l'Abracadabar, 123 avenue Jean Jaures (19e) à 21h15; prix de l'entrée 3€, reversé à l'asso dont j'ai parlé plus haut.

Tschüß!
Par Anthony
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 13:33

En voilà un titre qui mérite d'être expliqué! ^^

Voyez-vous, si la période des fêtes approche en France, elle a en réalité déjà commencé dans les pays germaniques et ceux d'Europe de l'Est. En effet ceux-ci, plutôt que de célébrer notre père Noël national, ont choisi de vénérer un autre barbu à manteau rouge, j'ai nommé... ~ktktktktktk~ SAINT NICHOLAS!!!!!!!!!!!!!!



Comme vous le savez très certainement, Saint Nicholas se bouge le derrière plus tôt que son rival laponien, son petit jour à lui étant le 6 décembre. Ici nous allons parler un peu de Sinterklaas, la variante de Saint Nicholas à la sauce hollandaise.

La tradition d'abord. Saint Nicholas est un évêque sensé avoit vraiment existé (aux allentours du IVème siècle) en Asie Mineure, sur le territoire de l'actuelle Turquie. Le saint homme avait pour préoccupation majeur le soulagement des maux de son temps, et était connu pour sa grande bonté (je ne sais pas pour vous, mais quand j'entends ce genre de compte je suis extrêmement soupçonneux; ça semble trop beau). Je vous passe le chapitre durant lequel il se fait tuer et découper en morceaux pour aborder la fête en elle-même et ses développements (vous pensiez que seul Jésus pouvait renaître? Hahahaha! Bande de naïfs!).

Premier petit truc à savoir: la célébration commence en réalité à la mi-novembre. A cette période, il montre sa frimousse dans le port d'Amsterdam à bord d'un navire supposément en provenance d'Espagne, puis remonte les quais en enpruntant la rue nommée Prins Hendrikkade (la rue de mon université ceci dit en passant), pour finalement se diviser en mulitples Saint Nicholas de plus ou moins la même tête qui se rendront aux quatre coins des Pays-Bas dès le lendemain.
J'ai d'ailleurs eu la chance de le voir passer ce jour-là (j'ai toujours une veine incommensurable pour ce genre de choses), lui et toute sa clique, alors que je me rendais à la bibliothèque!







(note: toutes les photos du défilé sont disponibles dans l'album "festival"; je m'excuse par avance de la qualité du cadrage: la procession étant d'une lenteur inimaginable et moi étant relativement pressé, j'ai pris toutes les vues depuis mon vélo en remontant le courant!)

Alors vous me direz, je l'entends déjà à mes oreilles averties, "que diable faisait ce bougre en Espagne???". Très bonne question, et je vous remercie de me l'avoir posée! Il est que Saint Nicholas ayant officié sur le territoire turque, on voit mal pourquoi il reviendrait chanque année d'Espagne... En fait, il semblerait que ça soit né d'une distortion progressive dans la tradition, apparue du fait que certains présents offert à l'occasion de Sinterklaas sont associé à la mandarine, fruit typiquement espagnol. L' "erreur" s'est ensuite perpétuée grâce à ces parents irresponsables qui ont pris la fâcheuse manie de raconter à leurs rejetons que Sinterklaas fabriquait ses cadeaux quelque part en Espagne.
Et puis pour être tout à fait honnête, pourrait-on en vouloir aux néerlandais? Ils habitent près de la Mer du Nord! Pour eux, tout ce qui se trouve au Sud de l'Allemagne est une vaste plaine désertique occupée par les peuples barbares regroupés en nations plus ou moins indifférentiables! XD

Tiens, en parlant de barbares, je crois qu'il est temps de parler de Zwarte Piet!



Zwarte Piet, Black Pete en anglais, est une sorte de Père Fouettard qui apparaît en même temps que Saint Nicholas. Son existence fait l'objet de deux explication concurrentes. Selon la première version, il s'agirait d'un esclave Maure promis à une mort certaine, et que Saint Nicholas aurait sauvé, s'assurant ce faisant la fidélité de ce bonhomme qui depuis l'aide en passant par la cheminée des maisons pour distribuer les traditionnels présents, au risque de se salir gravement (d'où la couleur noire (et là on se dit... Hahahaha, quels amateurs! Le père Noël est sacrément plus fort: il finit le boulot tout seul et sans un tache de suie sur sa fourrure! )).
C'est cependant la seconde version qui fait toute la controverse, puisque selon cette dernière, Zwarte Piet serait une forme du Mal, soit une sorte de démon malfaisant, que Saint Nicholas aurait emprisonné. Le récit faisant du Mal un homme de couleur noire, stupide de surcroît, a fortement irrité la population noire pour son caractère raciste.
Pour finir sur le lascard, il est à remarquer qu'il n'en existait tout d'abord qu'un seul, mais que lorsque les canadiens ont réhabilité la fête après la seconde guerre mondiale (mais que diable sont-ils venus faire ici!?), ils ont introduit une pléthore de ces étrangers lurons (pas étonnant quand on y pense: un seul Zwarte Piet pourrait difficilement couvrir le Canada tout entier en une seule nuit, notre Mikaël en sait quelque chose! ). Du coup, maintenant ils sont toute une armée à débarquer à la seconde quinzaine de novembre aux côtés du maître de cérémonie!



Aux Pays-Bas, Sinterklaas est une vraie institution; bien plus que notre Père Noël. Il se déplace par exemple fréquemment dans les écoles,

 

les enfants raffolent des bandes dessinés et dessins animé retraçant les aventures de Saint Nicholas et Zwarte Piet,



il est également utilisé à toutes fins (surtout commerciales, avouons-le) dès le jour de son arrivée jusqu'au 6 décembre,



il a sa propre maison à Leiden,



il est carrément représenté sur les timbre-poste,



il est un sujet utilisé par un certains artistes,



il donne des concerts et signe des autographes,



et il est enfin associé à de nombreuses espèces de gâteaux et confiseries typiquement hollandaises, tels que les speculaas,



et les peppernoten.



Enfin, le 6 décembre, les familles hollandaises se réunissent, et tous s'échangent des présents accompagnés de poèmes satiriques décrivant de manière humoristique des traits de caractères ou des manies du destinataire, ou encore des événements fâcheux survenus durant l'année (aux dires de mes sources, c'est un grand moment où tous se laissent aller aux pires vâcherie les uns sur les autres ).

Vous savez tout! 
Par Anthony
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 15:38

Voilà!!! J'ai fait mon petit aller-retour à Berlin!!! XD

J'ai assisté à une série de conférences sur 6 jours dans la capitale allemande, autour de deux thèmes distincts (ou presque distincts): le premier étant Un Monde Sans Mur, et le second Diplomatie Cuturelle entre Union Européenne et Etats-Unis. De très nombreux intervenants nous ont fait l'honneur de donner leurs vues sur l'un ou l'autre de ces sujets, et parfois les deux. Des anciens chefs d'états ou de gouvernements, des ambassadeurs de diverses extractions (i.e. en office dans un autre pays, aux Nations Unies, à l'OTAN...), des penseurs et écrivains spécialistes des relations internationales, telles ont été les natures de ces personnalités.
Et même s'il est vrai que l'habit ne fait pas le moine, pas plus que le titre n'élève la capacité oratoire de son déclameur (quelques discours ont été plus lus que récités, et donc fort difficiles à écouter de par la monotonie du ton qui les accompagnait nécessairement), nous avons eu pour une bonne part droit à des speechs de grande envergure. Si vous avez le temps, je vous enjoints à jeter un rapide coup d'oeil à la page d'accueil de l'institut hôte de l'événement (ICD: Institute for Cultural Diplomacy) en cliquant sur ce lien. Vous pouvez d'ailleurs y voir un certain nombre de présentations qui ont été données durant la semaine (je vous conseil vivement de visioner celui du haut à droite, crise de rire garantie!!!).

Alors maintenant la question fatidique: que diable ressort-il de là? C'est bien beau de dépenser 400 euros la semaine (tout compris hein! N'abusons pas non plus!), encore faut-il que ça serve!

Tout commence, en réalité, avec la définition de diplomatie cuturelle. Pour ceux qui ne s'y connaissent pas trop en relations internationales, sachez qu'il existe un certain nombre de théories qui ont pour but d'expliquer le monde à leur manière. Comme je crois l'avoir déjà signifié dans mon précédent article, les réalistes par exemple se penchent plutôt sur les questions militaires et les problèmes de relations entre puissances, considérant que les états sont les principaux acteurs sur la scène internationale et que ceux-ci ont pour souci premier de se préserver eux-mêmes (survie). A l'inverse, la diplomatie culturelle fait appelle à une théorie tout opposée: le constructivisme. Cette théorie considère que ce qui compte le plus dans les relations entre individus (échelle micro) et entre grands ensembles de relations internationales (échelle macro - notez que l'on ne parle plus d'états) sont les idées, et ces idées sont construites socialement et politiquement. Pour un constructiviste, les idées façonnent le monde tel qu'il est, et si nous en sommes là où nous en sommes, c'est parce que nous ou ceux qui nous ont précédé l'ont bien voulu. Deux conclusions sont à tirer de ce constat: la première est que la nature humaine doit être bien médiocre, parce que le résultat n'est pas bien briant! La seconde en revanche, c'est que nous avons la capacité de changer les choses si nous le voulons suffisamment fort (les réalistes enlèvent cette possibilité aux acteurs, en clamant que c'est la structure du système et des considération inaliénables de survie qui chappent le monde, non pas des choix qui pourraient compromettre la sécurité de l'état, i.e. irrationnels d'un point de vue réaliste). Cette théorie a vu le jour au crépuscule de la Guerre Froide: les réalistes et autres libéraux ont été complètement dépassés par le chute de l'Union Soviétique (le comportement de Gorbatchev est allé à l'encontre de ces deux théories, et de ce fait a engendré une vague de réfutation du mouvement "positiviste" qu'elles incarnent).

Dans une perspective constructiviste donc, il est possible d'améliorer ou à tout le moins de changer le monde dans lequel nous vivons à notre image, par la mise en applications des idées qui dominent . La diplomatie culturelle agit dans ce contexte pour la promotion d'échanges d'idées et de vues sur le monde. Il ne s'agit plus de supposer les intentions ou les conceptions d'autres nations, mais de les vivre. Accentuer les échanges culturels, étudiants, politiques, économique, etc. entre pays et régions; en somme faire de notre monde un Monde Sans Mur! (la boucle est bouclée, je pourrais être scénariste de films américains! (vous avez remarqué vous aussi cette stupide et agaçante manie qu'ont les américains de retourner sur la même phrase encore et encore; exemple: A vient dérober un diamant à B - A et B sont tous deux des voleurs -, et s'accroche in extremis à l'arrière d'un train pour s'enfuire, puis déclame avec ironie quelque chose comme "je te l'emprunte... bien que je ne sois pas certain de te le rendre", et vers la fin du film B va reprendre le même diamant à A en lui sortant sa propre phrase! J'ai horreur de ça!!!!!!!!!!!!!!!!!!)).

Bien entendu, le fait que cette conférence ait été donné à l'occasion de la cébration des 20 ans de la chute du mur de Berlin n'est pas un hasard! ^^
La chute du mur, comme on nous l'a répété à maintes et maintes reprises durant cette semaine, est l'archétype de l'aboutissement d'un processus d'actions constructivistes mené à son terme avec succès: une majorité d'acteurs issus de la société civil à son origine, une aide nécessaire des pouvoirs publiques et gouvernements à l'intérieur de la zone concernée (ici les pays d'Europe de l'Est sous le joug communiste), un brin de chance, de l'audace, de la persévérance, et du temps! Ca en demande des ressources, pas vrai? Ouais, creuvant! Mieux vaut être égoïste et défenseur du status quo! Beaucoup plus facile! XD
Bref, la chute du mur de Berlin, tout impressionnant et spectaculaire que cet événement ait pu être, n'était en réalité que l'achèvement d'un long processus de mutations internes au bloc soviétique sur fond de rivalité Est-Ouest, passant par des étapes marquantes comme par exemple la dégradation du système de visas (ceux des habitants de l'Union Soviétique ne permettant à ces derniers que de voyager au sein de l'Union, et pas au-delà).

Entre les speechs décrivant les différents aspects de la diplomatie culturelle, ceux relatant la vision de différents pays sur la chute du communisme, et ceux évoquant les possibilités de développements futurs de la filière, j'ai eu droit à un solide premier regard sur le sujet. Mais je reste persuadé que l'essentiel tenait plutôt à notre propre groupe d'étudiants: environ 200 étudiants plus ou moins versés dans les relations internationales, répartis en groupes de 40, et tous nantis d'un CV international dont la liste de pays visités ferait pâlir une hôtesse de l'air! Je me suis sentis tout petit, mais l'expérience valait très certainement le détour (et pas seulement parce que j'ai été invité à séjourner en Syrie, Italie, Luxembourg, Turquie, West Virginia, New York, etc.). Tant de personnes qui ont vécu dans un nombre de pays incalculable, dont les connaissances dépassent l'entendement sur des sujets que l'on croyait connaître, et dont les questions posées lors de conférences comportent plus d'assertions que d'interrogations, ça enrichit incroyablement et ça pousse à se dépasser soi-même. C'est finalement sans doute ça l'esprit de la diplomatie culturelle! ^^

On a également eu droit, entre autre à un speech (lu) de... ~roulement de tambour~ SEGO!!!!!!!!!!!!!
La miss Poitou-Charente avait fait tout spécialement le déplacement jusqu'à Berlin (oooooh, fallait pas!) pour nous déblatérer un nombre impressionant de lieux communs sur le 9 novembre 1989 (du style: je sais ce qui c'est passé! Le mur est tombé! Et... c'est plutôt bien, non!?). Elle a fait un effort: elle a lu en anglais... sans doute en phonétique (ze pipeul of Djeurmanie choulde bi praoude of ouate hhave bine akomplicht)... avec les pages à trente centimètres de sa tête (j'ai fait un pari avec mes voisins sur le nombre de pages restantes avant la fin ô combien attendue du discours)... Vous connaissez l'expression "j'aurais mieux fait de rester chez moi"? Ouais? Ben elle aussi maintenant! XD
A ma gauche, en retrait par rapport à l'estrade, se trouvait le petit jeune diplômé de Science Po qui lui avait rédigé sa feuille de choux, lisant à voix basse la copie qu'il avait dans les mains au même rythme que sa patronne (seules les lèvres bougeait, on aurait dit un possédé! Très marrant à voir! ^^), et figurez-vous qu'à chaque moment "crucial" du discours, il rangeait prestement son potre-document sous le bras et applaudissait bruyamment pour enjoindre l'assistance à faire l'imiter! Et ça marchait! (on allait pas le laisser tout seul: les caméras étaient là...) Remarque, c'est probablement lui qui a empêché la moitié de l'assistance de sombrer dans un profond sommeil (l'anglais de Ségo a beau être risible, c'était un peu long pour quelque chose qui ne veut rien dire et qui fait plus reculer le Schmilblick que le faire avancer) y compris l'ambassadeur de Hongrie au Etats-Unis, un homme de 50 balais d'ordinaire vif et enthousiaste, le premier à prendre sa guitare pour nous jouer un morceau de rock 'n roll!
Si vous avez du temps à perdre et/ou une grosse envie de rire, sachez que le discours dont je parle est disponible au lien inséré en début d'article (tiens, je suis gentil, je vous le remets, hop).

Le congrès s'est conclu par la célébration de la chute du mur de Berlin! Certains d'entre vous l'ont peut-être vu à la télévision? Je dois dire en tout cas que j'ai été extrêment déçu du rendu! Cela aurait dû être la fête de la réconciliation dans le monde entier, que dis-je, l'apologie de la fraternité mondiale! Le résultat est un rendez-vous manqué avec l'Histoire... Organisation bancale, démonstration exempte de toute chaleur, symbole de la chute boîteux (le coup de la chute des dominos en trois fois au lieu d'une seule, c'est le pire qu'ils auraient pu faire), aucune activité annexe (des dominos, un ou deux speechs de trois minutes pièce, un pétard mouillé, un supo et au lit), feu d'artifice minable (ils mettent plus de moyens à Chaumont pour le 14 juillet j'en suis sûr)... Bref, pas grand monde sur place n'a compris si l'on était venu fêter 20 ans d'une victoire de la liberté sur l'oppression, ou si on avait fait le déplacement parce qu'il n'y avait rien de mieux à la télé ce soir-là, quitte à rester sous la pluie. La preuve: à la fin du pseudo feu d'artifice, et après que les gens aient eu le temps de comprendre que oui c'était déjà terminé, le publique s'est conduit comme une bande de consommateurs: pas d'accolade ni de bousculade, ni même de plansanteries à la forte odeur d'alcool; tout le monde est rentré sagement chez soi ou dans un lieu où ils pourraient achever la soirée de manière plus intéressante dans un relatif silence, les berlinois comme les touristes. Et honnêtement, il ne sont pas à blâmer, car c'est bien là l'esprit de ce qu'on nous a vendu ce jour-là: un show artificiel d'une longueur équivalente à un prime time (manquerait plus que ça ai commencé à 20h50!) sans la moindre émotion.

Surtout après m'être fait bourré le crâne pendant une semaine à coups de diplomatie culturelle et autre "soft power", je trouve choquant que l'Europe ne prenne pas plus au sérieux les symboles. Le 9 novembre dernier était l'occasion de la décénie de briller, de faire passer tous les messages d'un coup: plus d'obstacle à l'adoption du traité de Lisbonne sensé souder définitivement l'Union Européenne, une position unifiée autour des projets de réforme environementaux devant être débattus au sommet de Copenhague en décembre, un appaisement de la situation au Moyen-Orient, des discussions ouvertes et libres de préjugés avec la Chine, une réforme démocratrique des institutions de l'ONU... les sujets à mettre en valeur au nom de la réconciliation des peuples était sans limite. Au lieu de ça, pas un n'a été abordé. De quoi ont parlé Angela Merkel et Sarko? De la liberté et du courage des hommes et femmes qui ont rendu la destruction du mur possible, relégant de facto ces valeurs au passé. AAAARRRRRGH!!!!!!!!!!!!!! (ça se voit que je suis remonté?)
La rupture, tu parles Charles! è_é

Bon, à part ça j'ai malgré tout pu disposer d'une demi-journée pour visiter la ville de Berlin! Ce qui m'a le plus étonné, c'est qu'on distingue très nettement Berlin Est de Berlin Ouest. Vous voyez la Seine, qui traverse Paris de part en part? Bah ça n'a aucun rapport! XD
Par contre, si vous visualisez à peu près comment cette rivière tranche Paris en deux (une sorte de sourire à l'envers), vous saurez à quoi ressemblait globalement mon parcours à travers Berlin sur une carte (d'Ouest en Est).
Tour sélectif!



Aprés avoir déposé mes affaires à l'auberge de jeunesse (portait bien son nom celle-là: 5 étages, une trentaine de chambres par étage, 8 lits par chambre, et un gamin tapageur plus ou moins puber par lit! J'ai bien vite fait calmé les miens avec de gros yeux méchants! Niark!!! (la production tient à signaler qu'aucun morveux n'a été blessé durant le séjour)), et creuvé pour n'avoir pas dormi deux nuits d'affilé (le trajet Amsterdam-Berlin s'est fait dans un train de nuit, et dans un vagon de 6 passagers: plus économique mais personne ne dors même si tout le monde essaie naïvement tôt ou tard), j'ai attrappé une carte touristique dans l'atrium et ai résolument évité de piquer un roupillon en plein milieu de l'après-midi en marchant à travers la capitale.
 - Babouche! A qui fait-on appel lorsqu'on ne sait pas où aller?
 - A la carte bien sûr!
 - Toi aussi tu veux nous aider à trouver le chemin? Alors aide-nous à appeler la carte! Allez! Dis: carte! CARTE!!!



 - ... Ben kesstu nous a foutu Babouche!? T'as tout fait foirer! On comprend rien!
 - Désolé Dora, je vais faire plus attention cette fois-ci!



Hmm, c'est drôle: en fait j'ai à peu près suivi le tracé du mur de Berlin, hahaha! Vous voyez le Zoolischer Garten à gauche? Mon auberge de jeunesse était là (bon rapport qualité/prix tant qu'on en parle). J'ai grosso modo suivi une courbe jusqu'à l'Est en passant par un monument à la liberté en plein milieu d'un rond-point, la nécropole juive (un grand monument de commémoration près du centre) la porte de Brandebourg (alors en préparation pour la célébration, mais vous pouvez voir une jolie photo made in Google Images tout en haut de l'article), un musée d'art contemporain, le Reichstag (Parlement allemand), l'ambassade des Etats-Unis, Friedrichstrasse, la célébre université Wilheim von Humbodlt, Marian Kirsche, la tour TV, un drôle de monument bigrement impressionnant célébrant le communisme triomphant à Berlin Est (écrit tout en russe partout), les deux colosses dans le fleuve, puis un pont soi-disant célèbre.

Voici dans l'ordre ce qu'il faudra que tu dises à Dora:

Monument



Nécropole



Musée



Reistag



Université



Marian Kirsche



Tour TV



Monument communiste



Géants-dans-le-fleuve



Pont-qui-a-l'air-célèbre!!! (vous avez remarqué vous aussi à quel point la carte semble être enthousiaste lorsqu'on atteint le dernier élément de la liste!?)



 - Hmm, la carte est un peu vache aujourd'hui! Comment veut-elle que je me rappelle tout ça?

Note: ces photos et toutes celles qui n'apparaîssent pas dans l'article (un certain nombre!) ont été placées dans l'album "Berlin" sur votre droite. Certaines d´entre elles ont d'ailleurs, une fois n'est pas coutume, reçu un commentaire de ma main pour faciliter la compréhension. Bon visionage!


PS: désolé pour cet article si sérieux! Je tâcherai d'être plus drôle à l'avenir! ^^
Par Anthony
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 12:00



Bonjour à tous!
J'ai encore une fois été silencieux pendant un bout de temps, et je vous prie de m'en excuser! Je ne vous garanti pas que ça sera la dernière fois (bon sang, je suis en train de tuer mon lectorat), mais ma réputation devrait en souffrir si je devait vous délivrer des articles de qualité médiocre ou de quantité risible.
BWAHAHAHA!!!!!!!!!!!!!!! Je fais les fonds de tiroirs de clichés: "Un défaut? Oui, je suis perfectionniste!" ^^

Bon, mon excuse de cette semaine, la voici affichée en grand ci-dessus! Ce grand gaillard de 61 ans s'appelle John J. Mearsheimer, il est un très fameux écrivain et penseur dont le sujet de prédilection se trouve être la sécurité internationale, et mercredi dernier j'ai du l'incarner au cours d'un débat sans merci contre trois de mes condisciples, et assailli par les questions de l'assistance composée d'étudiants triés sur le volet et de ma professeur de Relations Internationales.
Le débat tournait autour du sujet de "la pertinence des institutions internationales" (l'ONU, l'OTAN, la Cour de Justice Internationale, etc.), et s'est articulé autour de la vision de quatre théoriciens des relations internationales: Alexander Wendt, John Ruggie, Robert Keohane, et John Mearsheimer (moi-même). Voici un petit résumé des événements, à ma façon!

Bon, il faut déjà rappeler que notre groupe a terminé ses préparatifs dans les dernières minutes avant l'heure du débat, et que j'ai du pour ma part me planquer dans les toilettes pendant les premières minutes de classe pour finir de mémoriser ma conclusion! Comme disait un certain personnage dont je ne trahirait ni la fonction ni le nom afin que personne ne discute la viabilité de mes références: "les vieux trucs sont les meilleurs trucs!"
Pourquoi étions-nous si tard?... Voyons, où est-ce que j'ai mis le post-it avec mon excuse officielle dessus?...  Ah, oui! Des dissensions sans fin au sein de notre groupe au sujet des thèmes que nous devrions aborder ont repoussé jusqu'aux limites du résonnable la date à laquelle nous avons pu commencer de sérieuses recherches. Je vais y revenir brièvement dans un instant, mais en fait les auteurs que nous étions supposé défendre n'ont pas tout à fait les même centres d'intérêt, et n'ont donc pas écrit à propos des mêmes trucs. Fâcheux, hein!?

Dans le rang des débateurs, la tension était palpable. Chacun avait bien l'intension de briller en face de l'audience pour ramasser la meilleure note possible. Cela impliquait une présentation de qualité, une connaissance du personnage suffisante pour se démarquer face à la théorie du voisin, et enfin une connaissance de l'actualité nécessaire pour affronter les questions de l'assistance. ~gulp~

Pour nous diriger, nous étions flanqués d'un modérateur... qui n'a pas été d'une grande aide au final, mais on la remercie quand même! XD
Cette dernière m'a donné l'autorisation d'ouvrir les hostilités, et je me suis exécuté sous les ovations silencieuses de mes camarades (bon, ils n'ont rien dit... mais j'ai sentis qu'ils ne m'étaient totalement pas hostiles)



La première partie consistait en une phase de présentation successive de nos personnages, incluant éducation, vie sexuelle (ne prenez pas tout ce que j'écris au sérieux, je vous en prie), principales oeuvres, idées en général, et enfin idées en relation avec le sujet du jour. Ca, c'est encore pas bien dur! Niveau collège!
Ce que je peux vous dire en tous cas, c'est que j'ai parié sur le bon cheval avec mon Mearsheimer: ce gars est un vainqueur!
Il est passé à West Point, l'académie militaire américaine, juste au moment de la guerre du Vietnam (on lui a laissé le choix entre aller sauter sur une Viet-Mihn (ce site est déconseillé aux moins de 18 ans ^^) ou se détruire les yeux sur des bouquins pendant quatre ans, et il a opté pour la solution la plus viable sur le long terme!).
Et ça se voit remarquablement bien dans ses écrits, de trois manières.
1. Dans la forme: il énonce comme je suis en train de le faire le nombre d'arguments qu'il détient pour chacune des idées qu'il a à défendre, et les énumère dans une langue très claire les uns après les autres.
2. Dans le contenu: il est très concerné par la vérité, et se concentre donc à en restitué l'essence dans des écrits très documentés sur le plan historique.
3. Dans les idées.

Et là j'entame un nouveau paragraphe, parce que c'est important.
Mon perso est ce que l'on appelle dans le jargon des relations internationales, un réaliste. Cela signifie en clair qu'il croit en deux faits majeurs: le principal acteur dans le système international est l'état, et cet état est plongé au coeur d'une lutte acharnée pour le pouvoir (par rapport aux autres états, entendons-nous).
Mais parmis les réalistes, mon poulain est considéré comme OFFENSIF! Ca veut dire qu'il explique absolument tout ce qui se passe dans le monde grace à une théorie selon laquelle les états cherches à maximiser leurs forces militaires dans le but de dominer le système tout entier!!!!

"Qu'est-ce qu'on fait ce soir Cortex?
- La même chose que chaque soir, Minus. Tenter de conquérir le monde!" XD

Donc en gros, en tant que Mearsheimer, je pense que la coopération entre états n'est pas possible (pas de pot, c'était le thème du jour!), et ce pour deux raisons. La première la voici:



Les états se font des coups de pute en permanence!
Mon argument pour ça est que comme ils évoluent dans un système anarchique (ce qui signifie ici que les états ne peuvent jamais être certains des intention des autres, et qu'il n'y a pas de gouvernement de gouvernement, donc personne à appeler en cas d'attaque), ils ne peuvent pas se faire confiance les uns les autres, et vont donc trahir leur petit copain à la première occasion, vraissemblablement en l'attaquant carrément, ce naif! Tout est affaire de timing: il faut trahir avant l'autre pour profiter d'une fenêtre d'opportunité (un moment où on est prêt est pas l'autre, parce qu'il a été incapable de prévoir correctement nos intentions).

La seconde raison pour laquelle les états ne peuvent coopérer, est comme suit:



Les états, comme ils ne peuvent avoir confiance en personne pour assurer leur sécurité, vont avoir peur que tout gain obtenu par un allié lors d'une coopération, se retourne un jour contre lui. Même la coopération économique est concernée, puisque le fric peut facilement se transformer en tanks, bombes et autres fusils mitrailleurs (c'est une transformation chimique plutôt intéressante, vous devriez essayer pour voir! ^^). Conséquence: les état cherchent, lors d'une coopération, à gagner plus que le partenaire.



La partie 2 était consacrée au projet de réforme de l'ONU. En gros ils ont pour plan de diminuer le pouvoir des 5 membres permanents du conseil de sécurité en y ajoutant d'autres membres permanents (comme par exemple le Japon, le Brésil, l'Inde, ou l'Allemagne). C'est assez important en fait, parce que le conseil de sécurité est le seul organe de l'ONU à détenir un vrai pouvoir (c'est en autres lui qui décide des intervention militaires un peu partout dans le monde par les casques bleus et les pays membres, et aussi lui qui créé les tribunaux spéciaux pour les criminels de guerre - comme celui pour l'ex-Yougoslavie -, et qui a donné ses pouvoirs à la Cour de Justice Internationale). Mais comme les cinq membres permanents peuvent opposer leur véto à à peu près toutes les réformes, la question du jour était: "est-ce que le conseil de sécurité peut encore être légitime sans réforme?"

Ben moi j'ai dis que l'ONU c'est moisi, ça marche pas de toute façon, et pis ça marchera pas plus en faisant s'assoir quatre mecs de plus à la table des négociations! BWAHAHAHAHAHA!!!!!!!!!!! Ah, je les ai mouché sur ce coup-là! XD

Bah c'est vrai quoi! Prenons des exemples parlant qui montrent que l'ONU c'est de la merde!

1/ Promouvoir la paix? Laissez-moi rire! Il y a eu un génocide au Rwanda, et parce que la France avait des intérêts dans cette histoire et que les autres pays n'avaient rien a gagner à aller aider contre la répression, l'ONU n'a pas bougé et laissé le massacre s'étendre! Il y a bien eu une résolution du conseil de sécurité, mais bien entendu elle n'a pas été suivie d'actes (il n'y a que les belges qui n'ont rien compris dans l'histoire et se sont déplacés en bons samaritains, jusqu'à ce que leur petite mission se fasse dégomer - on pense que la France est impliquée la-dedans aussi). Voilà ce qui s'est passé sous la bénédiction de l'ONU à l'aube du XXIe siècle:



2/ L'organisation ne peut de toute manière pas contrôler ses propres membres: les Etats-Unis sont partis en guerre contre l'Irak sans l'abrobation du conseil de sécurité.

3/ En plus, et ça c'est en plein dans mes arguments: les états membres préfèrent servir leur propres intérêts égoïstes que de servir les intérêts de la communauté dans son ensemble: par exemple l'ONU cherche en ce moment à appliquer des sanctions à l'Iran parce que cette dernière est accusée de développer en secret un projet nucéaire à des fins militaires. Donc tous les états membres de l'ONU devraient respecter la résolution votée à cet effet, mais la Chine, un membre du conseil de sécurité, est visiblement plus concernée par ses soucis énergétiques que par la peur des autres gouvernements de voir l'avènement d'une autre puissance atomique, puisque loin de sanctionner le pays arabe, elle lui achète ses stocks de gaz liquide et de pétrole.

Et puis quand bien même réforme il y aurait, ça ne ferait que rajouter à la paralysie du système: plus de vétos dans les mains de pays dont les intérêts diverges ne conduiront qu'à un blocage complet du processus de décision! Cela étant, je reconnais que  mises en forment de manière créative, les résolutions votées depuis la vréation du conseil font un joli diagramme! ^^



Et si ça vous intéresse, voici le compte des vétos par membre permanent, rangés en trois périodes significatives, depuis la création du conseil: de haut en bas France, GB, Chine, US, Russie (Union Soviétique durant les périodes bleue et turquoise)

 

Bouh! C'est pas juste!







La troisième et dernière partie était tournée vers le projet d'une organisation chargée de promouvoir le droit des migrants - qui n'existe pas encore -, et chaque débatteur devait convaincre le public de la future création (ou pas) d'une telle institution.
Bon, je dois dire que les trois autres se sont ligués contre moi: contre tout sens commun, ils ont déclamé que les états allaient se laisser dicter leur politique d'immigration par quelqu'un d'autre! QUEL BANDE DE NAIFS, J'Y CROIS PAS!!!!!! Le nationalisme est trop fort! Ca ne marchera jamais!



(l'assistance a voté pour moi, bien entendu!)

Voilà! J'ai un peu simplifié au passage, mais c'était la teneur de mes propos pendant les trois heures du débat.
Avec ça j'ai reçu un 15/20, ce qui me place dans les trois premiers de la classe pour cet examen. ^^

Par Anthony
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